Ce samedi à 15 heures, Marseille se prépare à un moment de recueillement et de mobilisation. Une semaine après l’assassinat de Mehdi Kessaci, des milliers de personnes sont attendues au rond-point Claudie d’Arcy pour une marche blanche en mémoire du jeune homme et en soutien à son frère Amine, figure engagée contre le narcotrafic.
Un hommage silencieux, une ville debout
Le 13 novembre, Mehdi Kessaci, 20 ans, tombait sous les balles d’un commando à moto. Depuis, l’émotion n’a cessé de grandir. Ce samedi, la famille appelle à un rassemblement en blanc, sans drapeaux ni banderoles, pour transformer la douleur en unité. « Levez-vous, battons-nous », a lancé Amine Kessaci, espérant voir 100 000 personnes se joindre à lui pour marquer les esprits.

Une mobilisation politique et citoyenne
La marche blanche, statique mais ouverte à une déambulation dans le quartier, sera placée sous haute sécurité. La préfète de police a annoncé un dispositif adapté pour garantir la sérénité du moment. Le gouvernement sera représenté par le ministre de la Ville. Ce dernier a insisté sur la modestie de sa présence, signe du soutien de l’État à la famille.

Marseille unie, au-delà des clivages
Le maire Benoît Payan et tpus les candidats à la mairie de Marseille ainsi que de nombreuses figures nationales, ont confirmé leur venue. Tous les élus sont invités à porter leur écharpe, symbole républicain d’unité.

Un écho dans toute la France
Au-delà de Marseille, des rassemblements sont prévus dans plusieurs villes, Bordeaux, Lyon, Nantes, Strasbourg, Paris, pour faire de ce drame un signal national. La mémoire de Mehdi devient ainsi le point de départ d’un mouvement plus large, contre la violence et pour la dignité.


Photos : Ville de Marseille/Kbsp/DR







