Sous pression après une série noire, l’Olympique de Marseille a signé l’un de ses matchs les plus aboutis de la saison, profitant des largesses rennaises pour s’offrir une qualification nette et sans bavure.






Photos : Stade Rennais/Olympique de Marseille/DR
Un OM qui frappe d’entrée et s’installe aux commandes
Il fallait une réaction, une vraie. Après des semaines plombées par les désillusions en Ligue 1 et en Ligue des Champions, l’Olympique de Marseille abordait ce huitième de finale de Coupe de France avec l’obligation de se rassurer. Il n’aura fallu que… deux minutes pour que le décor soit planté. Sur une relance rennaise mal maîtrisée, Quentin Merlin se trouait complètement. Timothy Weah, parfaitement à l’affût, récupérait le ballon et servait Amine Gouiri, qui n’avait plus qu’à conclure du droit pour ouvrir le score (1–0). Un début idéal, presque inespéré, pour une équipe marseillaise en quête de confiance. La suite du premier acte fut moins rythmée, mais largement maîtrisée par l’OM. Rennes, trop timide, trop imprécis, ne parvenait jamais à installer le moindre danger. Les phocéens, eux, géraient, contrôlaient, attendaient leur moment.
Mason Greenwood punit Rennes, Pierre Emerick Aubameyang parachève
Au retour des vestiaires, le Stade Rennais avait l’occasion de repartir sur de meilleures bases. Il a fait… exactement l’inverse. À peine 46 minutes au compteur, une nouvelle erreur défensive bretonne offrait un ballon en or à Mason Greenwood. Le joueur britannique, clinique, ajustait le gardien et doublait la mise (2–0).bUn coup de massue pour Rennes, déjà en manque d’idées, désormais en manque d’espoir. La domination marseillaise devenait totale. Les Rennais, incapables de créer la moindre situation dangereuse, subissaient les vagues successives d’un OM enfin libéré.bEt à force de pousser, Marseille finissait par enfoncer le clou. À la 83ᵉ minute, Pierre‑Emerick Aubameyang surgissait au second poteau pour convertir une offrande de Mason Greenwood (3–0). Le geste d’un buteur, le symbole d’une soirée parfaitement maîtrisée.






Photos : Stade Rennais/Olympique de Marseille/DR
Marseille respire, Rennes s’enfonce
Avec ce succès net, l’OM se qualifie pour les quarts de finale, où l’attend désormais le Stade de Reims. Surtout, Marseille peut aborder le prochain Clasico face au Paris Saint‑Germain avec un peu plus de sérénité, après avoir retrouvé de l’allant, de la justesse et un semblant de confiance collective. Pour le Stade Rennais, en revanche, la pente devient glissante. Troisième défaite consécutive, troisième match sans marquer, et un calendrier qui n’a rien d’un cadeau : Lens puis le PSG en Ligue 1.bUne spirale inquiétante, accentuée par des erreurs défensives rédhibitoires.
Un OM rassurant, mais un adversaire trop tendre
Marseille a fait le travail, sérieusement, proprement, avec une efficacité retrouvée. Mais la faiblesse rennaise, criante, relativise légèrement l’ampleur de la performance.nReste une vérité simple : l’OM avait besoin d’un match référence. Il l’a trouvé. Et parfois, cela suffit à relancer une saison.





Photos : Stade Rennais/Olympique de Marseille/DR



