Pour ses débuts sur le banc marseillais, Habib Beye a assisté à une prestation indigente de son équipe, battue 2–0 par un Stade Brestois plus inspiré, plus agressif et plus juste dans tous les domaines.




Photos Stade Brestois/Olympique de Marseille/DR
Un OM ambitieux sur le papier, puni dès les premières minutes
En ouverture de la 23ᵉ journée de Ligue 1, l’Olympique de Marseille se déplaçait à Brest avec l’obligation de réagir après plusieurs semaines de crise. Quatrièmes au coup d’envoi, les phocéens devaient s’imposer pour maintenir la pression sur l’Olympique Lyonnais. Cette rencontre marquait surtout la première d’Habib Beye, fraîchement nommé pour tenter de relancer un OM en perte de vitesse. Le technicien franco‑sénégalais optait pour un 4‑2‑3‑1 offensif, avec Igor Paixão, Arthur Vermeeren et Mason Greenwood en soutien d’Amine Gouiri. En face, Éric Roy reconduisait son 4‑2‑3‑1, avec Ludovic Ajorque en pointe. Sous une pluie fine et dans un stade privé d’une partie de ses Ultras, l’OM prenait rapidement le contrôle du ballon. Mais Brest frappait le premier. Sur un centre de Hugo Magnetti, dévié par Arthur Vermeeren, Ludovic Ajorque dominait Nayef Aguerd et trompait Gerónimo Rulli d’une tête précise (1–0, 10ᵉ). Marseille encaissait le coup et vacillait immédiatement : Bradley Locko Guindo (14ᵉ) puis Ludovic Ajorque (15ᵉ) frôlaient le break.






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Ludovic Ajorque assomme l’OM, Brest frôle la correction
Malgré quelques sursauts, une frappe de Mason Greenwood (25ᵉ), une occasion de Jurrien Timber sur un service parfait d’Amine Gouiri (26ᵉ), l’OM ne parvenait pas à inverser la dynamique. Et Brest en profitait. À la 29ᵉ minute, Hugo Magnetti déposait un nouveau centre parfait. Ludovic Ajorque, encore lui, prenait cette fois le dessus sur Benjamin Pavard et plaçait une tête imparable (2–0). Un doublé, deux gestes d’avant‑centre pur, et un OM totalement KO. Les brestois, déchaînés, manquaient même d’alourdir la note, Junior Diaz ne cadrait pas sa tête et le double buteur fracassait la barre après un appel dans le dos de la défense (41ᵉ). Marseille atteignait la pause au bord de la rupture.
Habib Beye tente de réagir, mais Brest reste maître de son soir
Au retour des vestiaires, Habib Beye tranchait : Arthur Vermeeren sortait, Pierre‑Emerick Aubameyang entrait. L’OM gagnait en percussion, en vitesse, en intentions. Mais Brest ne cédait rien. Jurrien Timber (59ᵉ) puis Amine Gouiri (62ᵉ) manquaient le cadre, tandis que Gerónimo Rulli devait s’interposer devant Dina Ebimbe (60ᵉ). Le nouvel entraîneur marseillais, lançait ensuite Ethan Nwaneri, sans plus de réussite. Le tournant manqué arrivait à la 82ᵉ minute, Mason Greenwood obtenait un penalty… puis le manquait. Dans le temps additionnel, Quentin Coudert réalisait une parade monumentale (90ᵉ+2) pour sceller la victoire brestoise.






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Un OM impuissant, un Brest séduisant
Pour sa première, Habib Beye a vu un OM fragile défensivement, brouillon techniquement, inefficace offensivement et surtout incapable de répondre à l’intensité brestoise. Marseille reste 4e, mais pourrait voir l’OL s’échapper. Brest, lui, grimpe à la 11ᵉ place et confirme une nouvelle fois sa solidité et son identité de jeu. Une première soirée amère pour Habib Beye, et un OM qui, plus que jamais, cherche encore son souffle.







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