Le football français espérait un sursaut. Après la chute du Paris Saint‑Germain à Lisbonne (1‑2) et la débâcle de l’AS Monaco à Madrid (1‑6), l’Olympique de Marseille se retrouvait seul rempart tricolore en Ligue des Champions. Le Vélodrome rêvait d’un nouvel exploit après Newcastle. Il a eu droit à une leçon d’efficacité signée Liverpool.




Photos : Liverpool FC/Olympique de Marseille/DR
Pour ce rendez‑vous crucial dans la course aux barrages, Roberto De Zerbi devait composer sans Nayef Aguerd et sans Emerson, blessé à quelques heures du coup d’envoi. Le coach italien alignait un 3‑4‑3 ambitieux : Gerónimo Rulli, Benjamin Pavard, Leonardo Balerdi, Facundo Medina, Jorge Murillo, Pierre‑Emile Højbjerg, Geoffrey Kondogbia, Timothy Weah, Mason Greenwood, Amine Gouiri et Bamba Traoré. En face, son homologue Arne Slot sortait l’artillerie lourde, avec notamment le retour de Mohamed Salah, absent depuis novembre.
Un OM volontaire mais trop fragile
Marseille a démarré avec de bonnes intentions, cherchant à presser haut et à bousculer les Reds. L’envie était là, l’énergie aussi. Mais face à un cador européen, la moindre approximation se paie cash. Et les approximations marseillaises ont été nombreuses : relances risquées de Leonardo Balerdi, passes mal assurées aux abords de la surface, prises de risques inutiles.




Photos : Liverpool FC/Olympique de Marseille/DR
Liverpool a senti le filon.
Alexis Mac Allister sonnait la première alerte (19ᵉ), puis un but d’Hugo Ekitike était logiquement refusé pour hors‑jeu (23ᵉ). L’OM, lui, ne se procurait qu’une seule vraie occasion : une frappe en angle fermé d’Amine Gouiri qui obligeait Alisson à s’étendre (28ᵉ).
Et puis… plus rien.
À force de jouer avec le feu, Marseille s’est brûlé. Juste avant la pause, une faute grossière de Leonardo Balerdi offrait un coup franc idéal à Dominik Szoboszlai. Le Hongrois ne se faisait pas prier : ballon malin, trajectoire parfaite, le portier battu. (0‑1, 45ᵉ). Liverpool menait sans briller, mais Liverpool menait.




Photos : Liverpool FC/Olympique de Marseille/DR
Mason Greenwood allume une étincelle… vite éteinte
Au retour des vestiaires, l’OM a tenté de réagir. Mason Greenwood, le seul phocéen capable de créer du danger, réveillait le stade d’un enchaînement fulgurant (52ᵉ). Puis il lançait Bamba Traoré en contre, mais l’attaquant manquait son duel (59ᵉ).
En face, Liverpool restait glacial.
Hugo Ekitike trouvait le poteau (59ᵉ), Florian Wirtz frôlait le break (63ᵉ). Le danger montait, lentement mais sûrement. Roberto De Zerbi tentait un triple changement : Pierre Emerick Aubameyang, Igor Paixão, Bilal Nadir, pari offensif, pari perdant








Photos : Liverpool FC/Olympique de Marseille/DR
Jeremie Frimpong et Cody Gakpo achèvent Marseille
À la 72ᵉ minute, Jeremie Frimpong débordait côté droit. Igor Paixão se faisait éliminer trop facilement. Le centre du joueur néerlandais était dévié par Geronimo Rulli… dans ses propres filets. (0‑2, 72ᵉ). Le Vélodrome se figeait, la messe était dite. Marseille n’avait plus d’énergie, plus d’idées, plus de souffle. Liverpool, lui, gérait tranquillement. Et dans le temps additionnel, Cody Gakpo ajoutait un troisième but, presque par politesse. (0‑3, 90ᵉ).
Soirée noire pour l’OM
L’OM chute à la 19ᵉ place du classement européen. Liverpool grimpe au 4ᵉ rang. Les marseillais restent virtuellement qualifiés pour les barrages, mais le déplacement à Bruges la semaine prochaine devient capital.
Marseille voulait sauver l’honneur français.
Une défaite, et la campagne européenne pourrait s’arrêter net. l’Olympique de Marseille a surtout rappelé à quel point l’Europe est impitoyable.







Photos : Liverpool/Olympique de Marseille/DR





